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querqueville
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Le château

Le château de Querqueville est une très importante construction du XVIIIème siècle, située dans la verdoyante vallée des Floris. Il a vraisemblablement été construit vers 1730.

Gabrielle BASAN, descendante des BASAN de Flamanville, épouse le 11 novembre 1663 à Valognes, Jacques BARBOU, écuyer, maréchal des logis du Duc d’Orléans. C’est vraisemblablement leur fils, Jacques BARBOU, le constructeur du château de Querqueville. Jean-Baptiste Pierre Augustin BARBOU de Querqueville, petit-fils de ce dernier, devait faire démolir le château pour le reconstruire un peu plus bas, la façade tournée vers la mer ! La Révolution l’empêcha de mener à bien son projet, mais il avait déjà fait bâtir les remises, les écuries et construit les terrasses de droite et de gauche en allant au château.

Pontaumont semble être le premier à lier le château et Napoléon 1er dans une anecdote qui a connu, depuis, développements et variantes : « On prétend qu’en 1811, Napoléon 1er, en visite à Querqueville, aurait manifesté l’intention d’y élever un palais pour le roi de Rome ».

Le château appartiendra plus tard par succession aux LE FEBVRE de la GRIMONNNIERE dont Caroline de la GRIMONNIERE, châtelaine de Querqueville, mariée en 1822 à Désiré Pierre Lucas de COUVILLE ; s’en suivra Henri-Lucas de COUVILLE, père de Roger Lucas de COUVILLE qui fut le dernier habitant du château. La commune lui achètera en 1938 pour y installer l’hôtel de ville, moyennant un prix de 350.000 frs.

En 1952, la commune entreprend la construction des écoles Paul Bert et Paul Claudel, se servant des pierres des fenêtres et des portes des remises et écuries (alors en ruine). Le château abrite aujourd’hui, tous les services administratifs de la Commune, entouré de son cadre de verdure ; il est le but de promenade de beaucoup de querquevillais.

Son architecture

Le château de Querqueville est composé de caves à mi-terre, d’un rez-de-chaussée surélevé et de deux étages. On remarquera la longue façade rectiligne (44 m de long) et la parfaite symétrie de ses ouvertures en arc surbaissé. Aucun élément de verticalité ne rehausse le caractère très affirmé d’horizontalité qui marque ce château, si ce n’est la très harmonieuse proportion donnée par les pilastres à bossage en granite local. Ces pilastres suggèrent le pavillon central surmonté d’un fronton triangulaire ainsi que les ailes latérales à quatre registres de fenêtres et les pavillons d’angle.

Le seul élément décoratif est l’escalier monumental en U qui déborde assez largement du pavillon central auquel il donne accès par la seule porte percée au rez-de-chaussée.

De charmantes petites lucarnes animent la toiture et les souches de cheminées au nombre de sept reprennent les éléments architecturaux de la façade : chaînages d’angles et double mouluration au sommet. Une particularité, le pignon Nord-Est est d’une longueur exceptionnelle (24m) ; il fait office de deuxième façade : le pavillon central est surmonté d’un vaste fronton triangulaire et comporte trois baies qui possèdent un rôle d’éclairage des combles mais aussi de décor.

Les éléments les plus intéressants de l’édifice sont inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 3 avril 1994 : la cheminée du cabinet du Maire (en pierre calcaire moulurée et sculptée aux décors typiques de style Louis XV avec motifs de palmette irrégulière, fleurettes et rinceaux).

Remarquable également, la cheminée de la salle des Commissions (pierre moulurée et sculptée), la cheminée de la salle à manger de la cantine (marbre rouge avec plaque en fonte représentant un trophée militaire) et une baignoire en marbre blanc 1er Empire. Notons aussi le plancher à incrustations du bureau du Maire et la rampe en fer forgé de l’escalier.