Juil.23
querqueville
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L’église

Placée sous le patronyme de Notre-Dame, l’église paroissiale est construite sur une colline face à la mer et domine un exceptionnel panorama. Située au milieu du cimetière comme beaucoup d’églises rurales du Cotentin, elle a la singularité d’avoir à ses côtés une petite mais très ancienne chapelle, la chapelle Saint-Germain (IXème-Xème siècle).

L’église est de plan traditionnel en croix latine orientée. Le chevet polygonal à six pans construit en surélévation le rend prépondérant par rapport à la nef, bien que de même hauteur. A l’opposé, le clocher-porche, massif, rééquilibre l’ensemble.

Il ne reste de la construction primitive que la nef, qui nous indique qu’elle fut construite entre le XII et le XIIIème siècle. Monsieur de l’ESPINE prend possession de la Cure de Notre-Dame de Querqueville en 1639. Il sera curé de Querqueville jusqu’en 1670. A cette époque, le clocher n’existait pas. Il y avait certainement un campanile, petit clocher construit à côté de l’église. Le campanile étant en très mauvais état, le curé de l’ESPINE fit rehausser le clocher de la chapelle Saint-Germain pour y installer des cloches.

Le chœur (XVIIème siècle) et la tour (clocher) sont plus récents. La tour a été bâtie en 1755 par les soins et aux frais de Noble Dame Marie Catherine Renée Louise Le PIGEON, veuve de Messire Pierre Augustin de BARBOU, chevalier seigneur et patron de Querqueville (constructeur du château). La tour a été commencée dans les premiers jours de juin et terminée fin décembre de la même année par les maçons de la paroisse (Jean RIBEC, Etienne MESSENT, Pierre GAIN, Gabriel CAUVIN, François RIBEC et Jean CAUVIN). La même année furent fondues les trois cloches, d’un poids total de 4948 livres : la plus grosse pèse 2315 livres, la seconde 1558 livres et la troisième 1075 livres. Le chœur, les deux chapelles et la sacristie furent construites en 1766 et auraient été payés par la famille BARBOU.

En 1893, a nef était en très mauvais état et menaçait ruine. Le curé de Querqueville, l’Abbé HAINNEVILLE, en accord avec la municipalité, décida de reconstruire une nef moderne.

Son contenu

- Fonts baptismaux, aux armes de Jean de GRIMOUVILLE, curé du lieu (1608-1638), pierre calcaire d’Yvetot, début XVIIème siècle.

- Bancellerie : 44 bancs de la nef, bois de sapin, 1883.

- Vitrail : Préservation de la peste de 1882, par Saint-Sébastien. Verre peint vers 1893.

- Vitraux situés dans la nef : Saint Louis de Gonzague, Saint Roger, Saint Augustin, Saint Léon, Saint Henri, Saint Jean-Baptiste, Saint Charles-Borromée, Verre peint Vermonet-Pommery 1893, Reims.

- Chaire à prêcher, chêne sculpté, 1858.

- Lutrin à l’aigle, chêne sculpté, 1861.

- Ex-voto de 1830, dans le transept sud, représentant un bateau à trois mâts, le Saint-Arnold. Ce dernier disparu en mer en 1837 entre Cherbourg et le Cap de la Hague à la suite d’une forte tempête. Plusieurs rescapés sur les trente-cinq hommes d’équipage firent don de cette maquette en 1840 à l’église de Querqueville.

- Clef de voûte du bras nord du transept aux armes de Lucas-Collet, pierre calcaire polychromée, époque indéterminée.

- Clef de voûte du bras sud du transept aux armes de François Hyacinthe LE FEBVRE de la GRIMONNIERE et de Marie-Charlotte BARBOU, mariés en 1777, pierre calcaire polychromée, XVIIIème siècle.

- Deux vitraux du bras sud du transept, grisaille géométrique de type cistercien à bordure bleue, macaron central « AM », verre  peint, seconde moitié du XIXème siècle.

- Belle vierge à l’enfant, statue en bois peint, polychromie ancienne, XVIème siècle.

- Saint Sébastien, martyr, statue bois peint, XVIII-XIXème siècle.

- Autel latéral nord : retable à pilastres cannelés. Tabernacle avec un bas-relief.

- Retable au maître autel : 4 colonnes cannelées à chapiteaux ioniques dont deux sont reliés par une guirlande de fleurs et de feuilles et entablement formant un baldaquin, gloire rayonnante, deux angelots assis sur des nuages et deux urnes, bois peint en faux marbre et doré par badigeon, 1809 par Armand FRERET, Cherbourg, peint par LACOLLEY, Saint-Sauveur-le-Vicomte.